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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 17:09

 

Et voilà, j'ai terminé le premier "tome" de cette histoire !

Hip, hip, hip, Youra !

Rassurez-vous, l'histoire n'en est qu'à son commencement... Ca me fait un peu peur même. oO

En tout cas, je vais me pencher un temps sur sa réécriture avant de tenter quelques maisons d'édition.

Qui ne tente rien n'a rien !

 

Si vous avez des bons plans, n'hésitez pas !

 

Et continuez à me laisser des messages et à me demander la suite ! C'est toujours un plaisir d'être lue ! 

 

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Merci aux images de Serena Verde qui peuplent ce blog et continuent à me faire rêver !

 

Qu'est-il arrivé à Alana ?

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 19:41

 

Filandreux destin, ça continue par mail !

 

N'hésitez pas à commenter, à critiquer, à conseiller et à me demander de vous envoyer les chapitres suivants !

 

Bonne lecture ! 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 11:43

Non, non, je ne vous oublie pas !

Non, non, l'histoire ne s'arrête pas là !

Voici de nouvelles mises en bouche mais n'oubliez pas que vous pouvez me demander la suite entière par commentaire ! 

 

 

_______________________________

 

 

 

[...] La petite troupe entra dans la Kil’cha alors qu’elle pansait ses blessures trop récentes. La douleur des pertes et la peur se lisaient encore sur les visages tirés, aux cernes marquées. Le cortège branlant qui s’était élancé dans une fuite éperdue n’avait plus ralenti. Ils avaient parcouru en trois petits jours ce qu’ils devaient traverser en cinq. La pause du midi avait été supprimée et l’arrêt pour la nuit raccourci au maximum : ils installaient le camp la nuit tombée, quand les ombres se confondaient les unes aux autres ; et ils repartaient le lendemain, dès le premier rayon du soleil naissant.

La jeune fille montait toujours son hongre brun qu’elle avait baptisé « Biquet » en l’honneur de Zavi. Son amie aurait détesté ce nom ! Un sourire ironique teinté de mélancolie étira les lèvres d’Alana. Non, la vie ne s’arrêtait pas et elle se débrouillerait pour que la jeune noble ait l’occasion de lui reprocher ce choix inconvenable. [...]

 

_______________________________

 

[...] Alana examina discrètement les elfes qui se tenaient fièrement dans leur siège. Au début, elle les trouva tous très ressemblants car chacun d’entre eux possédait un visage allongé et de longs cheveux raides. Petit à petit, en les détaillant de plus près, elle s’aperçut pourtant que leur physique n’était pas si uniforme. Les oreilles de certains étaient plus allongées que d’autres, les yeux étaient plus ou moins plissés, les lèvres plus ou moins pincées. Si tous dégageaient un charme et une sensualité bien supérieurs à la moyenne des Hommes, la jeune femme nota qu’il existait tout de même de « beaux elfes » et des « elfes moins beaux ».

            L’un d’eux attira son regard.

            Ses cheveux étaient de la couleur des champs de blé ; il semblait d’une taille moyenne et portait d’élégants vêtements. L’elfe – qui paraissait avoir une trentaine d’années humaines – était assis au premier rang de la tribune de droite qui jouxtait les trônes. Il dégageait une prestance et un aplomb sans faille, tempérés par un agréable sourire. Ses yeux bleu-ciel étudiaient chaque membre du cortège avec soin, comme s’il pouvait découvrir, selon la manière dont ils se tenaient et la place qu’ils occupaient dans la procession, qui ils étaient. Ses yeux s’arrêtèrent enfin sur Alana et elle surprit un léger froncement de sourcils. L’observée ne fit pas mine de tourner la tête et continua à le considérer, se demandant elle-même qui il pouvait bien être.

            Un raclement de gorge ramena la jeune femme à la réalité. Elle reporta son regard sur la reine Tre’sy qui semblait l’inviter à prendre la parole. Son ventre se noua d’un seul coup, contractant tous ses muscles. Ses observations l’avaient amené bien loin du présent. Gênée, Alana toussota afin de s’éclaircir la gorge. Ce devait être à elle de se présenter. [...]

 

_______________________________

 

 

[...] Cela faisait deux mois que le cortège estropié était parvenu à Miler’io grâce aux diligentes branlantes qui avaient échappé au combat contre les hommes-taureaux. Les blessures s’étaient peu à peu fermées et les cœurs ragaillardis. Les morts avaient été pleurés comme il se le devait, puis le présent avait balayé le passé : les vivants s’étaient redressés pour accomplir leur devoir au sein de la Kit’cha. Les elfes semblaient à la fois distants et très présents dans la vie des habitants de Syrma, près à répondre à leurs moindres attentes tout en les considérant comme quantité négligeable. La forêt apaisait les esprits et le chant des oiseaux célébrait la quiétude de la nature. Les cauchemars s’étaient éloignés, les nuits agitées s’étaient peu à peu espacées jusqu’à disparaître, et chacun avait pu retrouver un sommeil tranquille.

            Chacun ou presque.

            Alana ne cessait de voir apparaître Zavi dans ses songes, entourée de deux centaures aux visages agressifs. Leurs lèvres supérieures étaient retroussées dans un sourire provocateur. Pourtant, malgré les chaines qui pesaient sur ses poignets et ses chevilles, son amie relevait les yeux vers elle et murmurait : « Ne sont-ils pas Hommes dans la même mesure que nous ? ». [...]

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 09:49

 

Bonjour à tous !

J'espère que ceux qui me l'ont demandé reçoivent bien la suite de "Filandreux destin". Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à me laisser de nouveau un commentaire pour m'en faire la demande, cela doit être une erreur ! =)

 

Je réfléchissais à la suite de mon histoire, et je me suis posée ces questions :

 

"Comment mes lecteurs imaginent-ils la suite du périple d'Alana ?"

"Quels sont leurs personnages préférés et pourquoi ?"

"Quelles relations pensez-ils voir apparaître entre ceux-ci ?"

 

S'il vous plait, prenez le temps de répondre à l'une (ou les trois ) de ces questions !

Merci d'avance !

 

 

Abandoned valley by Noukah

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 21:55

 

           "... Le sud-est du pays, proche des montagnes du Néant, subissait l’attaque de bandes organisées qui ne laissaient aucun survivant derrière eux. Les raids étaient rapides, encore peu nombreux et disparates mais d’une violence rare. Le roi craignait qu’il ne s’agisse de gobelins qui, longtemps retranchés dans leurs montagnes étriquées et inhospitalières, souhaitaient récupérer les terres du Dehors. L’enlèvement d’enfants secouait ensuite la tranquille vie des mines du Zad. Les garçons d’une dizaine d’année se volatilisaient mystérieusement sans laisser de traces. Ces étranges disparitions se limitaient pour l’instant à la ville de Gahnek et ses alentours mais Ivac III redoutait que le peuple s’affole et déserte la province. L’Aegir – la plus grande région de Syrma et la plus productive – comptait plus de vols et de bagarres que les autres années sans que cela n’inquiète son représentant, le seigneur Kiviuq. ..."

 


 

"... Le chant d’un rossignol lui parvint en étouffé, retranchée derrière sa vitre. Il se tût quand les diligences approchèrent du virage où il devait se cacher. Un hennissement effarouché retentit à l’avant du cortège. Un cri perçant lui fit aussitôt suite. Des ordres furent beuglés et tous les véhicules s’arrêtèrent dans une grande secousse. Mehlin se jeta sur la portière qu’il ouvrit avec une force qu’Alana n’avait pas soupçonnée. Il descendit précipitamment et jeta un regard alarmé à ce qui avait provoqué leur brusque halte. De nouveaux hurlements résonnèrent et Alana vit passer devant elle les soldats de l’arrière-garde, les armes à la main. ..."

 

 


 

"... Le centaure rua et abattit ses sabots sur l’un des gardes qui tentaient vaillamment de le retenir. Une lance dépassait de son poitrail sans qu’il ne semble en tenir conséquence. Son pelage poivre était souligné par d’épaisses chaines de fer qui cliquetaient dans un tumulte infernal. Son torse était nu mais sa peau mate semblait plus épaisse que celle d’un bœuf. Son visage bourriné par les intempéries reflétait une barbarie sans limite et ses yeux d’un noir de jais ne laissaient aucun doute sur ses envies meurtrières.

À ses côtés, se battaient des hommes aussi larges que des taureaux, aux muscles saillants. Ils étaient d’une pâleur qui tranchait avec leur carrure et le sourire féroce qu’ils abordaient. ..."

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 22:22

 

J'ai réalisé cette carte à la main, mais à cause de soucis techniques, je n'ai pas pu la mettre sur mon ordinateur.

C'est donc Julien qui me l'a réalisée à partir d'une carte faite à l'ordinateur (je ne vous dis même pas la mocheté oO). Un grand merci à lui ! Si vous voulez voir son propre monde et ses propres créations, vous pouvez les trouver ici : link.

 J'espère que cela vous aidera à vous représenter ce monde étrange et à suivre le voyage d'Alana ! 

 

 

 

Monde D-Alana-copie-1

 

 

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 21:33

 

Un vieux philosophe, au crâne dégarni, s'empara de sa plume pour inscrire en lettres de nuit les mots qui lui étaient soufflés par son coeur. Toute sa vie, il avait étudié ces guerres improbables qui se déroulaient tous les 200 ans approchants. Toute sa vie, il était resté le nez dans les archives royales, farfouillant dans les parchemins dont personne ne voulait, pour ramener au présent la mémoire des guerriers de la Grande Guerre.

Et sa plume, dans un dernier hommage à ces morts oubliés, grinça sur le papier ces quelques vers :

 

 

 

Ainsi va le temps, ainsi passent les âges

Les années déposent un voile embrumé ;

S'écoule la vie, s'oublie le message

Qui un jour compta au coeur oublié.

 

Et le temps défile, et coulent les nuages

Les souvenirs s'estompent et noient la beauté ;

Souffle le présent, balaye le mirage

D'un passé vécu à l'allure rêvée.

 

Et le temps s'enfuit, et filent les pages

D'un livre dont les doigts ont brouillé les traits ;

Déformés les actes, subissent le ravage

D'une ère qui se perd dans les contes de fées.

 

Ainsi va le temps, ainsi passent les âges

Et moi je contemple les ruines d'un passé 

L'esprit qui s'évade, le coeur au courage

Je m'en vais livrer cette vieille vérité :

 

Nous sommes des pantins

Articulés.


 

 

Roughwork2 by sandara

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 21:23

 

Longtemps après cette aventure, quand les hivers auront succédé aux hivers, quand l'histoire deviendra légende et que la légende deviendra mythe, un ménestrel prendra la parole sur l'estrade branlante d'une auberge et commencera à déclamer ces vers :

 

 

Elle vint un jour de pluie

Marcha dans la boue,

Elle grandit dans la rue

Arma son coeur de courage,

Elle partit à l'assaut du monde

Observa les erreurs humaines,

Et un jour

Elle sourit

Pour bousculer le destin.


 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 14:50

 

 

 

 

 

Vous voici arrivé à la septième partie du chapitre 8. 

Ce sera le dernier texte que je posterais sur ce blog. 

 

J'espère que la lecture de mon histoire vous a plu ! Si la suite vous intéresse, il vous suffit de me le dire et de me laisser un moyen de vous contacter !

 

La raison de cet arrêt est le suivant : mon rêve serait de publier ce roman. Je ne peux donc pas me permettre de le mettre entièrement en ligne ! 

Je risque même de supprimer quelques articles. Pour l'instant, je les laisse à votre disposition, pour votre plaisir j'espère ! 

 

Les aventures d'Alana sont loin d'être finies, et j'espère que vous continuerez toujours à les suivre !

 

 

Merci à tous mes lecteurs pour ce que vous m'apportez ! 

 

 

Evoa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 14:49

Alana resta assise quelques minutes en silence, à réfléchir à Thyone, ce qui lui avait dit, ce qu’elle allait devenir chez les elfes, la pierre, la magie, ce qu’elle devait encore apprendre de la cours elfique, les réactions qu’elle provoquait, les nobles, Jorin, Syrma qui lui manquait, l’incroyable chance de rencontrer des êtres de légende, ce qu’elle faisait là, comment elle remettrait la missive du roi à la reine… Tiens d’ailleurs, elle devait régler le problème du parchemin sans attendre ! Elle jeta un coup d’œil à sa sacoche d’où le papier satiné dépassait, immanquablement scellé. Elle tendit la main pour l’attraper et l’examiner de nouveau.

— Alana ?

La voix raisonna brusquement derrière la jeune fille, lui faisant faire un bon sur place. Pourquoi n’entendait-elle jamais personne arriver ? C’était sûrement à cause de cette maudite herbe, si dense qu’elle étouffait le bruit des pas ! Alana laissa retomber sa main et se retourna avec appréhension. Ce n’était quand même pas ce fichu Thyone qui revenait accompagné ?

— Zavi, Kheka ! émit-elle dans un soupir de soulagement. Vous pouvez venir si vous voulez !

Les deux jeunes femmes s’approchèrent et s’assirent à ses côtés. Le spectacle qu’elles offraient - toutes trois en cercle, posées à même le sol - aurait surpris la plupart des voyageurs, mais elles étaient trop reculées du camp pour qu’on leur prête attention. Une diligence les cachait également aux regards curieux.

— Nous avons croisé Thyone avec une expression meurtrière dans les yeux. On s’est dit qu’il n’y avait que toi pour l’avoir provoquée, donc on s’est mis à ta recherche au cas où tu aurais besoin des premiers secours, expliqua Zavi avec une voix mi-ironique, mi-sérieuse.

— Mon seigneur Dhyle aurait pu se laisser aller, nous savons qu’il ne vous porte pas dans son cœur, continua Kheka avec une grimace. J’espère que vous ne l’avez pas provoqué !

— Moi ? s’écria Alana en ouvrant de grands yeux. C’est lui qui est venu me voir pour me dire des atrocités ! Il m’a dit que tous les nobles m’étaient hostiles…

— Ce qui n’est pas faux… répliqua Zavi.

Kheka lui jeta un regard noir ; ce n’était pas le genre de choses qu’on énonçait tout haut. La Dame haussa les épaules : une vérité était une vérité, elle n’allait pas s’amuser à prendre des pincettes pour ménager les petits cœurs fragiles !

— Même toi, Zavi ? demanda Alana après un instant.

— Bien sûr que non !

— Veux-tu dire que tu me défends ?

— Bien sûr que non ! répéta-t-elle.

Alana fronça les sourcils.

— Je ne vais pas me mettre les nobles à dos pour tes beaux yeux, ma belle. Alors quand je suis avec eux, je compatis sur notre sort qui nous oblige à tolérer une pauvre sotte dans nos rangs. Je suis d’ailleurs très convaincante !

— Je suis contente de le savoir… Et comment expliques-tu nos nombreuses conversations ?

— Voyons, tout le monde connaît mon grand cœur et ma grande franchise ! Si je dois m’accommoder d’une jeune villageoise ignorante, autant que je m’occupe d’elle. Vois-tu, je m’efforce malgré la répulsion que tu m’inspires, à rester à tes côtés et à t’éduquer comme je l’ai promis au roi.

Les lèvres de Zavi étaient étirées dans un de ses sourires espiègles dont elle avait le secret. Alana se retint de rire.

— Comment veux-tu que je te fasse confiance quand tu me dis des trucs pareils ? lui lança-t-elle avec un grand sourire.

— Justement parce que je te les dis, répliqua Zavi avec une expression entendue.

— Et vous savez, ajouta Kheka, si les nobles ne vous aiment pas, ce n’est pas le cas des serviteurs et des gardes ! Le comportement que vous avez eu avec Mehlin et Fita vous a conquis leur respect et leur amitié. Je n’ai pas entendu un soldat dire du mal de vous, ni un domestique !

Alana sourit.

— Merci Kheka ! Ca me fait plaisir de l’entendre.

— Mais que faîtes-vous ici ? ajouta son amie. Pourquoi vous êtes vous isolée ? Ce n’était pas prudent ! Et cela ne vous ressemble pas !

Alana jeta un coup d’œil au parchemin qui dépassait toujours de sa sacoche. Elle contempla ses compagnes à tour de rôle. Elle ne parviendrait pas à ouvrir la missive sans de l’aide ; elle n’avait même pas de couteau ! Elle pouvait en voler un au repas du soir, mais aurait-elle encore l’occasion de se soustraire aux regards, cachée derrière une diligence, loin du camp ? Cependant, pouvait-elle leur faire confiance ? Les questions tournaient dans son esprit. Le malaise qu’elle avait ressenti en cachant à Kheka que la pierre était bien magique se raviva. Elle ne laisserait pas deux fois la prudence l’emporter ! Elle ne pouvait pas tout garder pour elle ! Si seulement Jorin avait été là…

— J’ai besoin de votre aide, lâcha-t-elle. J’ai avec moi une lettre du roi à l’adresse de la reine des Elfes. Je voudrais l’ouvrir.

Kheka s’étrangla.

— Vous ne pouvez pas faire ça ! C’est une lettre du roi ! s’écria-t-elle.

Sa voix tirait dans les aigues alors que Zavi restait impassible.

— Je peux la voir, demanda-t-elle.

Alana s’empara du parchemin qui l’attendait encore dans sa sacoche et le tendit à la jeune noble. Zavi s’en empara et examina avec attention le sceau. Elle hocha la tête.

— C’est bien une lettre du roi en personne. Je suis surprise qu’il t’ait remis une telle missive. Pourquoi veux-tu l’ouvrir ?

— Il ne faut pas l’ouvrir ! répéta Kheka, apeurée.

— Ne t’inquiète pas Kheka, personne ne le saura !

La jeune servante croisa les bras pour montrer ce qu’elle en pensait et prit une expression butée.

— Le roi m’a parlé de… menaces. À nos frontières. Il m’a parlé de guerres qui se répétaient tous les 200 ans et qui allaient peut-être se répéter une nouvelle fois… Maintenant.

Les deux jeunes femmes l’écoutaient avec attention. Le visage de Kheka s’était légèrement relâché tandis que Zavi affichait une mine perplexe.

— J’ai du mal à y croire, continua Alana. Pour moi, le passé, c’est le passé. Chaque personne est maitresse de ses actes. Chacun de nous peut choisir de rester enfermé dans le temps ou de se lancer sans plus attendre dans l’avenir. Mais voilà, je suis là. Cela remet tout en cause ! Qu’est-ce qui a poussé le roi à me choisir ? Pourquoi n’a-t-il pas annoncé au peuple Thyone Dhyle comme il en avait l’intention ?

Alana laissa sa voix s’éteindre. Ses deux compagnes l’écoutaient en silence, suspendues aux mêmes interrogations qu’elle.

— Je veux savoir, conclut la jeune fille d’une voix déterminée. Je veux savoir ce que je fais là. Je veux savoir dans quoi nous nous embarquons. Pas vous ?

Alana fixa ses amies d’un air décidé. Kheka se trémoussa sur place. Zavi la contemplait, songeuse. Les trois jeunes femmes s’observèrent ainsi, sans qu’aucune ne reprenne la parole. Ce fut étrangement Kheka qui finit par briser le silence.

— Je suis d’accord, finit-elle par déclarer, surprenant ses deux compagnes. Ce n’est pas bien, ce n’est absolument pas bien ! Mais je veux savoir aussi.

Elle se tourna vers Alana et la fixa avec des yeux sévères.

— Vous avez une influence regrettable sur moi, ma Dame !

Alana lui sourit franchement.

— Et j’en suis très heureuse, répliqua-t-elle en lui serrant la main pour la remercier. Et toi Zavi ?

— Bah au pire, qu’est-ce que je risque ? Si jamais quelqu’un vient à découvrir que cette lettre a été ouverte, c’est toi qui sera en tord. Autant que je connaisse moi aussi son contenu.

— Je suis contente de voir ta grande solidarité !

— Ne me remercie pas, ma belle, c’est tout naturel !

Elles échangèrent un grand sourire moqueur.

— Bon, reprit Alana, il me faudrait un couteau.

— Je n’en ai pas, mais j’ai des ciseaux, répondit Kheka.

— Ca fera l’affaire, je pense.

Kheka s’empara de la fine bandoulière qui pendait le long de sa taille et en ressortit une petite paire de ciseaux, soigneusement rangé dans un fourreau.  

— Depuis quand te balades-tu avec des ciseaux sur toi ? lui demanda Zavi en fronçant les sourcils.

— Depuis que ma maîtresse me demande de lui couper les nœuds qui retiennent ses tresses ou de recoudre un trou dans une de ses robes en pleine journée, répliqua-t-elle.

            — Personnellement, je ne vais pas m’en plaindre ! s’exclama Alana.

            Kheka lui remit sa paire de ciseaux. Elle grimaça lorsqu’elle vit l’une des lames se rapprocher du sceau royal.

            — Si vous compter passer dessous la cire, vous allez la faire craqueler ! Il faudrait une lame chauffée à blanc pour que ça n’abime pas le sceau…

            — Sauf que, répliqua Zavi d’un air narquois, si tu ne l’avais pas encore remarqué, nous n’avons pas de feu !

            Kheka haussa les épaules.

            — Une lame chauffée à blanc, répéta Alana. J’ai peut-être ce qu’il nous faut !

            Les cours de Strefta lui étaient revenus en mémoire. La jeune femme posa sa sacoche sur ses genoux. Elle farfouilla dedans sous le regard intrigué de ses compagnes. Elle en ressortit enfin un petit sachet qui contenait de longues feuilles séchées. Elle en sortit deux et les plaça de chaque côté de l’une des petites lames de la paire de ciseaux.

            — Ces feuilles ont des propriétés remarquables, expliqua-t-elle à ses amies. Elles sont souvent utilisées en cas de fièvre pour la faire retomber. Il suffit de les moudre, d’ajouter des feuilles de pissenlit et de les faire boire au malade.

            Kheka et Zavi plissèrent les yeux, dubitatives sur le rôle que pouvaient avoir les plantes. Les mains d’Alana avait entamé un rapide mouvement de va et vient sur la lame grâce aux feuilles qu’elle pinçait de chaque côté.

            — Elles sont aussi utilisées en mer, quand il fait très froid où lorsqu’une tempête survient. Il suffit de s’en frotter les mains pour qu’aussitôt une forte chaleur s’en dégage. Cela permet aux marins de continuer à manipuler des cordes gelées ou mouillées dans de mauvaises conditions.

            — Vous essayez de chauffer du métal avec des feuilles ? s’écria Kheka avec une voix stupéfaite.

            — C’est exact, répondit Alana, un sourire satisfait aux lèvres.

 

            Le sceau fut ainsi habilement détaché. Les doigts d’Alana déplièrent lentement la lettre pour que le doux papier ne se froisse pas. La tête des trois femmes vint se pencher au-dessus de la missive. 

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  • : Vous voici entré dans un nouveau monde que vous découvrirez au fil de ma plume. Jeune écrivaine de 18 ans, j'ai le plaisir de vous présenter "Filandreux destin" mon nouveau roman. Bonne lecture !
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